Après des années de déficit hydrique, la situation des barrages au Maroc connaît un retournement spectaculaire. Les fortes précipitations enregistrées ces dernières semaines ont entraîné une hausse rapide et parfois critique des niveaux de remplissage, avec plusieurs barrages désormais pleins à craquer, selon les données officielles.
Des barrages proches ou au maximum de leur capacité
Dans plusieurs régions du Royaume, notamment au nord et au centre, des barrages ont atteint ou dépassé des seuils élevés de remplissage. Cette situation a nécessité des opérations de lâchers d’eau contrôlés afin de préserver la sécurité des ouvrages et d’éviter les risques de débordement en aval.
Les autorités hydrauliques suivent l’évolution heure par heure, particulièrement dans les bassins versants touchés récemment par des pluies intenses et continues.
Un contraste brutal après des années de sécheresse
Ce regain hydrique intervient après plus de six années marquées par une sécheresse sévère, ayant fortement impacté l’agriculture, l’approvisionnement en eau potable et la production d’électricité hydraulique. Le remplissage rapide de certains barrages représente un soulagement stratégique, mais il s’accompagne aussi de nouveaux défis de gestion.
Les sols asséchés sur une longue période absorbent difficilement de grandes quantités d’eau, ce qui accélère le ruissellement vers les retenues et augmente la pression sur les infrastructures hydrauliques.
Vigilance accrue en aval des barrages
Face à cette situation, les autorités appellent à la vigilance dans les zones situées en aval des barrages, notamment près des oueds et des plaines inondables. Des consignes de sécurité ont été communiquées aux populations locales, en coordination avec la Protection civile et les autorités territoriales.
Des mesures préventives ont également été prises pour sécuriser les routes, les exploitations agricoles et les zones habitées exposées à une éventuelle montée des eaux.
Un impact positif attendu sur l’agriculture et l’eau potable
Malgré les risques à court terme, cette hausse des réserves hydriques devrait avoir un impact positif sur la campagne agricole, l’irrigation et l’alimentation en eau potable dans plusieurs régions. Les barrages jouent un rôle central dans la résilience hydrique du pays, particulièrement dans un contexte de variabilité climatique accrue.
Les experts estiment toutefois que cette amélioration devra être consolidée par une gestion rationnelle de l’eau, afin d’éviter un retour rapide aux tensions hydriques.
Une gestion sous pression dans un contexte climatique instable
Ces événements confirment que le Maroc fait face à une alternance de plus en plus marquée entre sécheresse prolongée et pluies extrêmes. Une situation qui met à l’épreuve les capacités de stockage, de régulation et de prévention des risques liés aux barrages.
Sur les 149 grands barrages que possede le Maroc plusieurs sont pleins a craquer:
✔️ Oued El Makhazine – remplissage complet (100 %)
✔️ Charif Al Idrissi – remplissage complet (100 %)
✔️ Chefchaouen – remplissage complet (100 %)
✔️ Nakhla – remplissage complet (100 %)
