Le Maroc se déploie sur plus de 3 500 km de côtes atlantiques et méditerranéennes et dispose de l’un des espaces halieutiques les plus riches au monde grâce au phénomène d’upwelling de l’Atlantique, qui favorise une forte concentration de poissons. Ce secteur constitue aujourd’hui un pilier majeur sane le domaine de la transformation et l’industrie alimentaire et un apport non négligeable en devise
Un réseau portuaire dense
Le Royaume dispose d’un réseau de plus de 40 ports de pêche et points de débarquement aménagés répartis sur l’Atlantique et la Méditerranée. Les plus grands pôles halieutiques se situent notamment à Agadir, Laâyoune, Tan-Tan, Dakhla, Safi, Casablanca et Tanger.
Ces ports assurent la réception, la conservation et l’expédition de la production vers les marchés nationaux et internationaux.
Une flotte parmi les plus importantes d’Afrique
La flotte de pêche marocaine dépasse 17 000 unités immatriculées, réparties en trois grandes catégories :
Pêche artisanale : environ 17 000 barques opérant près des côtes
Pêche côtière : plus de 2 500 bateaux (sardiniers, chalutiers, palangriers)
Pêche hauturière : environ 450 navires industriels capables d’opérer en haute mer et de congeler à bord
Cette flotte alimente une chaîne logistique complète reliant la mer aux unités frigoriphiques et de transformation ciblant l’export.
Une production halieutique de premier plan
Le Maroc se classe premier producteur de poissons en Afrique.
La production nationale atteint environ 1,42 million de tonnes par an, principalement composée de petits pélagiques (sardine, maquereau, chinchard) .
Les captures proviennent de trois segments :
pêche artisanale
pêche côtière
pêche hauturière industrielle
Cette diversité permet d’alimenter à la fois le marché local et les filières de transformation.
Une industrie de transformation structurée
Le Maroc dispose d’une importante capacité industrielle avec plus de 500 unités de transformation des produits de la mer :
conserveries de sardines
unités de congélation
production de farine et huile de poisson
filetage et produits élaborés .
Ces unités s’appuient sur un réseau de plates-formes frigorifiques et entrepôts de stockage permettant la conservation et l’export des produits.
Exportations et marchés internationaux
Le secteur halieutique marocain est fortement tourné vers l’export.
Exportations : environ 823 000 tonnes par an
Valeur : près de 29 à 31 milliards de dirhams
Principaux marchés : Union européenne, Afrique et Asie .
Les produits exportés incluent :
sardines en conserve
poissons congelés
céphalopodes (poulpe, calmar)
farine et huile de poisson.
Un repos biologique pour préserver la ressource
Afin de protéger les stocks halieutiques, les autorités imposent chaque année un arrêt biologique de la pêche.
La durée varie selon les espèces, mais elle se situe généralement entre 1 et 3 mois, notamment pour le poulpe et certaines espèces pélagiques.
Cette politique vise à garantir la durabilité de la ressource et la régénération des populations de poissons.
Un secteur stratégique pour l’emploi et l’économie
La pêche maritime au Maroc génère :
des centaines de milliers d’emplois directs et indirects,
une activité industrielle dynamique,
et une balance commerciale excédentaire.
Avec ses ports modernisés, sa flotte importante et une industrie de transformation développée, le Royaume s’affirme comme l’un des grands hubs halieutiques de l’Atlantique et de l’Afrique
