إشادة وتقدير للدكتور خالد العيوض
هذه المقدمة تُعبّر عن تقديرنا واحترامنا للدكتور خالد العيوض الذي يُذكّرنا، من خلال عمله ونضاله الثراتي والثقافي والتاريخي بأهمية الحفاظ على إرث مادي ومعنوي ذي قيمةٍ لا تُقدّر بثمن، ونقله للأجيال القادمة. ومن خلال إلتزامه يحفزنا إلى النظر إلى الذاكرة الأمازيغية لا كبقايا من الماضي، بل كمصدرٍ حيّ للمعرفة والهوية والمستقبل.
يُعدّ هذا النصّ في المقام الأول تعبيرًا صادقًا عن الامتنان للدكتور ألعيوض خالد الذي يكرّس حياته لحفظ الذاكرة الحية للتراث الأمازيغي في منطقة سوس. وهو شهادة علي التزامه بالصبر والحكمة والعمق في أبحاثه و نضاله الثقافي كجزءٌ من التقاليد العريقة للعلماء الذين يحمون التراث لشعوبهم.
ومن خلال هذه السطور، نودّ أيضًا أن نُعرب عن تقديرنا واحترامنا لهذا الحارس الأمين للذاكرة، الذي يسعى، من خلالها كمؤلف وباحث، إلى نقل ثراء العالم الأمازيغي من ذاكرة الأجداد والقدامي الي مكتبات وكليات وأرشيف الوطن
منطقة سوس ماسة، أغادير يعيش الدكتور خالد عليود، الذي أصبح على مر السنين أحد آخر حماة الحضارة الأمازيغية الأحياء. باحثٌ شغوفٌ ومدافعٌ عن التراث، يُكرّس حياته لحماية ما يُهدد الزمن والنسيان والحداثة بمحوه.
خالد العيوض مؤلفٌ للعديد من المخطوطات والكتيبات المُخصصة للإيغودار – وهي مخازن الحبوب الجماعية المُحصّنة التي تُجسّد التنظيم الاجتماعي والاقتصادي للأمازيغ – يجوب القرى والقصبات وبساتين النخيل لجمع حكايات كبار السن، وتصوير الأدوات التقليدية، وتوثيق ممارسات مجتمع ريفي ثري ومنظم.
بالنسبة للدكتور خالد، لا يقتصر التراث الأمازيغي على العمارة فحسب، بل يشمل عالماً متكاملاً: أدوات زراعية من صنع الحرفيين، ومطبخ بربري توارثته النساء، وعادات اجتماعية، وأنظمة تضامن قروية، وقصبات طينية تُطل على الوديان، وبساتين نخيل تُغذي الواحات.
إيمانًا منا بضرورة نقل هذا التراث إلى الأجيال القادمة، نتطلع إلى إصدار مجموعة كبيرة من الكتب المصورة المخصصة للمجتمع الأمازيغي، وعمارة القصبات والواحات. ونعتقد أن هذه المهمة تتجاوز إمكانياته المالية، ولذا ينبغي أن تدعمه المؤسسات الوطنية، ولا سيما وزارة الثقافة المغربية، لتيسير نشر هذه الكتب وتوزيعها

En signe d’hommage, de considération et de respect, ce texte se veut avant tout une expression sincère de reconnaissance envers le Dr Khalid Alayoud qui consacre sa vie à préserver la mémoire vivante du patrimoine amazigh du Souss. Il constitue un témoignage et un tribut rendu à un docteur militant dont l’engagement patient, discret mais profond, s’inscrit dans la longue tradition des hommes de savoir qui protègent l’héritage culturel des peuples.
À travers ces lignes, nous souhaitons également adresser nos compliments et nos civilités au Dr Khalid Alayoud , gardien de mémoire qui, par son travail d’auteur et de chercheur, s’attache à transmettre les richesses du monde berbère : les igoudar, les outils traditionnels, la cuisine ancestrale, les coutumes sociales, les kasbahs et les palmeraies qui façonnent l’identité du Souss-Massa.
Cette introduction est aussi l’expression de nos devoirs, de nos respects et de nos salutations à l’égard du Dr Khalid qui, par son œuvre et sa détermination, rappelle l’importance de préserver et de transmettre un patrimoine immatériel et matériel d’une valeur inestimable. Par son engagement, il nous invite à considérer la mémoire amazighe non comme un vestige du passé, mais comme une source vivante de savoir, d’identité et d’avenir.
Dans la région du Souss-Massa Agadir et des vallées qui couvrent le territoire Amazigh, vit le Dr Khalid Alayoud qui est devenu au fil des années l’une des dernières mémoires vivantes de la civilisation amazighe. Chercheur passionné et militant du patrimoine, il consacre sa vie à sauvegarder ce que le temps, l’oubli et la modernité menacent d’effacer.
Auteur de plusieurs manuscrits et manuels consacrés aux Igoudar — ces greniers collectifs fortifiés qui témoignent de l’organisation sociale et économique amazighe — il parcourt villages, kasbahs et palmeraies pour recueillir les récits des anciens, photographier les outils traditionnels et consigner les pratiques d’une société rurale riche et structurée.
Pour le Dr Alayoud , le patrimoine amazigh ne se limite pas à l’architecture. Il englobe un univers complet : les outils agricoles façonnés par les artisans, la cuisine berbère transmise par les femmes, les coutumes sociales, les systèmes de solidarité villageoise, les kasbahs de terre qui dominent les vallées et les palmeraies qui nourrissent les oasis.
Convaincu que cette mémoire doit être transmise aux générations futures, nous revons d’une grande collection d’ouvrages illustrés consacrés à ce patrimoine : les igoudar, les outils berbères, la cuisine traditionnelle, les coutumes, la société amazighe et l’architecture des kasbahs et des oasis. Nous estimons que cette mission dépasse ses moyens financiers et qu’elle devrait être soutenue par les institutions nationales, notamment le Ministère de la Culture du Maroc, afin de concrétiser l’édition et la diffusion de ces livres.
Car pour lui, préserver le patrimoine amazigh n’est pas seulement une démarche scientifique : c’est un acte de sauvegarde de l’identité d’un peuple et d’un territoire. À travers son combat solitaire, ce docteur incarne la résistance de la mémoire face à l’oubli, et rappelle qu’un pays qui protège ses racines protège aussi son avenir.

Né le 31/10/1963 à Agadir Maroc, fils du professeur Haj Houssine Alayoud dont le père etait Imam de mosquée dans les années 1950, Enseignant chercheur, Acteur associatif,Coordonateur du réseau des Association De La Reserve De Biosphère Arganeraie, Trésorier De L Association Souss-Massa-Draa Pour Le Développement Culturel, Président de l’association des chercheurs en migration et développement durable, expert en développement local.
auteur de:
Mutations socio-spatiales et économiques dans la plaine Chtouka, cas de Sidi Bibi et Aït Amira et Agadir Inoumar, un grenier à valoriser, ces deux livres constituent une source presque unique dans le domaine de l »xistenciel des Chleuhs du Souss massa draa
Khalid Alayoud, directeur du centre Taousna d’études et de recherches, a décroché son doctorat en géographie humaine, spécialité en migrations, ainsi que deux masters dont l’un sur migrations et développement durable, l’autre sur tourisme et communication.