Le Cannabis Marocain: dépenalisation,légalisation et légitimation

Le Cannabis, la plante bénie qui porte bonheur et malheur

Il fut un temps ou seul les Marocains etaient considéré comme producteurs de Kif , soit le Cannabis, et cela arrangeait tout le Monde sauf le Royaume Marocain qui brule les champs  de cette plante et emprisonne producteurs et intermédiaires alors que des dizaines de pays cultivent des champs de plusieurs hectares et d’autres font la meme chose sur leur jardin ou toit. En fait le Cannalis n’était interdit qu’au Maroc.

Aujourd’hui tous les poursuivis en justice pour ce trafic ont été libérés et le Cannabis légalisé sous conditions et controle stricte.

Contexte historique et évolution récente

Le cannabis — traditionnellement appelé kif au Maroc — a longtemps été cultivé dans les montagnes du Rif, principalement pour la production de résine (hashish) consommé localement ou exporté illégalement  vers l’Europe. Cette culture a constitué pendant des décennies une source de poursuite en justice, condamnations et emprisonnement de centaoines de Rifains Marocains qui en faisaent leur principale activité.

En 2021, le gouvernement Marocain a adopté la Loi 13-21, créant un cadre légal pour la culture, production et commercialisation de cannabis à usage médical, industriel et cosmétique. Cette loi marque une rupture radicale avec l’interdit total antérieur.

Réglementation et cadre légal actue

Loi 13-21 et création de ANRAC

  • La Loi 13-21 a légalisé certaines activités liées au cannabis — notamment pour des usages non récréatifs (médicaux, pharmaceutiques, cosmétiques, industriels).

  • Elle a institué l’Agence Nationale pour la Réglementation des Activités liées au Cannabis (ANRAC), chargée de délivrer autorisations, licences et de superviser toute la filière.

  • Autorisation et licences

    • Les agriculteurs doivent obligatoirement constituer ou rejoindre des coopératives et obtenir une licence ANRAC pour pouvoir cultiver légalement.

    • Les autorisations couvrent généralement :
       la cultivation prescrite (zones, variétés autorisées),
       la récolte et bonnes pratiques agricoles,
      la vente à des acheteurs licenciés ou aux installations de transformation

Normes techniques

ANRAC, en lien avec les standards internationaux (comme les lignes directrices GACP de l’OMS pour plantes médicinales), impose des règles de culture, hygiène en récolte, conditions de stockage et prévention des contaminations, pour garantir la qualité de la matière première.

Collecte, traitement et conditionnement

  • La récolte du cannabis légal se fait selon des pratiques agricoles définies par ANRAC pour satisfaire les critères de qualité et sécurité sanitaire.

  • Les agriculteurs doivent  suivre des formations et inspections pour être conformes.

Traitement et conditionnement

La filière légale encourage l’apparition de centres de transformation et usines où la plante peut être transformée en :

  • matières premières pour industrie pharmaceutique ou cosmétique,

  • huiles et extraits CBD,

  • fibres pour usage industriel.

Plusieurs unités de traitement sont déjà opérationnelles dans les provinces du Rif (Taounate, Chefchaouen, Al Hoceima), avec d’autres en construction.

Économie et prix dans la filière

Les chiffres varient selon les sources et campagnes agricoles, generalement ~50 à ~80 dirhams/kg de matière première pour les agriculteurs légaux vendant directement à des acheteurs autorisés

Le cannabis légal transformé (notamment en résine CBD ou huiles) commence à être exporté vers l’Europe (p.ex. vers la Suisse). Des cargaisons test ont été vendues pour des milliers d’euros par kilogramme selon reports spécialisés

Impact sur les zones rurales

  • Le cadre légal a permis une intégration progressive de milliers d’agriculteurs (de quelques centaines en 2023 à plusieurs milliers en 2024-2025) dans les circuits formels, et la construction de coopératives.

  • Le gouvernement voit dans la filière un potentiel de création d’emplois et de valeur ajoutée, notamment par l’export vers des marchés réglementés.

  • culture du cannabis a l etranger:

La culture du cannabis aux USA est en pleine expansion et varie fortement selon les États, avec une légalisation croissante (récréative et médicale) permettant dans de nombreuses juridictions la possession d’environ une once

g) et la culture personnelle (souvent 4 à 6 plants) pour les adultes de plus de 21 ans. La distribution commerciale est légalisée dans la majorité de ces états, malgré une réglementation fédérale strict

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